Pourquoi choisir un hébergement semi-virtuel?

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Aujourd’hui en 2013, les technologies de virtualisation ont le vent en poupe et sont de plus en plus accessibles aux entreprises au travers d’un panel d’offres en apparence pléthorique mais parfois un peu confus.
Nous n’avons n’a pas attendu pour travailler sur le sujet et avons mis au point notre propre infrastructure de virtualisation avec une idée en tête – toujours la même – offrir à nos clients des prestations performantes, robustes, parfaitement maitrisées et qui collent à leurs besoins.

 

Mais la technique ne fait pas tout, et nous en sommes bien conscient. Aussi, au-delà du simple tapage publicitaire et de la surenchère marketing, il nous semble important d’expliquer simplement les principes de base de la virtualisation, les choix technologiques faits dans ce domaine et leurs conséquences directes sur la qualité des services et l’accessibilité des données de nos clients, bref au final les bénéfices concrets qu’ils peuvent en retirer.

 

Bien sûr, la virtualisation c’est avant tout et dans les grandes lignes, la capacité d’instancier sur une seule machine physique correctement dimensionnée (le « host »), une quantité plus ou moins grande de machines logiques (les « guests » ou VM selon les goûts), ces dernières exposant au reste du monde tous les attributs standards d’un serveur classique (un ou plusieurs CPU, de la mémoire vive, du stockage de masse, une ou plusieurs cartes réseau, etc.) et étant parfaitement isolées les unes des autres, « étanches ».

 

L’autre gros atout de la virtualisation est une grande souplesse en matière d’évolution : augmenter la mémoire ou le nombre de processeurs sur une machine virtuelle peut être fait de manière logique en quelques minutes là ou une modification similaire sur un serveur dédié nécessite une intervention physique dans notre data-center et donc des délais et des contraintes nettement supérieures.

 

C’est sur ces points que le virtuel devient intéressant pour nos clients puisque qu’il leur permet de choisir une prestation à mi-chemin entre un hébergement mutualisé classique, économique mais limité en terme de performance et de configuration, et un hébergement web sur serveur dédié plus cher et moins souple en terme de capacité d’évolution.

 

Choisir un serveur virtuel chez Platine, c’est opter pour les avantages du serveur dédié (fiabilité, disponibilité, maîtrise intégrale du système par le client et personnalisation avancée si besoin) sans les inconvénients liés à une architecture matérielle figée et couteuse pour un usage unique.

 

D’accord mais alors pourquoi ‘semi-virtuel’ ?

L’accès aux données est vital pour bon nombre des applicatifs de nos clients, parfois même critique et en tout cas le plus souvent très exigeant en terme de performance des accès disques.
C’est précisément pour cette raison que virtualiser des bases de données (SGBD) est bien souvent une mauvaise idée, puisque ces accès disques vont devoir passer une étape supplémentaire, l’hyperviseur de virtualisation, qui va ajouter sa propre latence, certes marginale lors des phases de développement mais très vite pénalisante voire catastrophique quand le service va monter en charge.

 

C’est pour éviter cela et pour maintenir un très haut niveau de performance exigé par nos clients que nous avons a fait le choix de ne pas virtualiser les serveurs de base de données.

 

Les bases de données sont hébergées sur un parc de serveurs physiques très puissants, optimisés et surdimensionnés. La connexion entre les machines virtuelles et les serveurs de bases de données physiques est assurées par des liens Gigabit agrégés pour une bande passante et une sécurité maximale.

 

Ainsi l’architecture semi-virtuelle Platine est composée de :

  • un serveur virtuel (VM) hébergeant les services et applicatifs, nécessitant avant tout de la puissance CPU et des accès mémoires rapides (Apache, PHP, Python, Ruby, etc.). Ces systèmes virtuels sont des distributions Debian (Linux) virtualisées sous KVM.
  • un service de base de données déporté sur une infrastructure physique spécialisée et accessible par les VM via un réseau d’interconnexion en Gigabit, redondant et constamment surveillé.

 

Ainsi vos serveurs peuvent se consacrer au bon fonctionnement de vos applicatifs et sites web et peuvent être dimensionnés de façon à gérer votre trafic internet sans aucune difficulté.

C’est cette association entre machines virtuelles et physiques qui explique la dénomination « serveurs semi-virtuels » .

 

Conception d'un hébergement sur un serveur semi-virtuel

 

Photo © Dreaming Andy – Fotolia.com

Schéma graphique © Platine

© Platine 28/05/2013