Choisir un nom de domaine

Posté par | content

 

Qu’est-ce qu’un nom de domaine?

Le nom de domaine est la base de l’Internet actuel et peut être enregistré, transféré, ou revendu.
C’est une chaine de caractères (platine) associée à une extension (.com). Il constitue ainsi un nom associé à une adresse IP et permet donc de masquer une adresse utilisable (91.212.157.116) au bénéfice d’une adresse plus simple d’utilisation et plus facile à mémoriser (www.platine.com).

 

1. Conseils pour choisir un bon nom de domaine

 

Le choix d’un nom de domaine Internet influence l’avenir que vous allez donner à votre site web. En effet, le nom que vous utiliserez ne pourra plus être changé une fois que votre site Internet sera référencé. Il repose également sur le nom de marque de votre activité sur lequel  vous communiquerez par la suite. Le choix de plusieurs noms de domaine est utile si vous souhaitez protéger votre marque avec différentes extensions. Néanmoins, et pour éviter le duplicate content, il vous faudra procéder à des redirections 301. Enfin, choisir différents domaines avec des mots clés qui pointent sur un même site est à exclure, qui n’aura que pour résultat de faire une duplication d’urls.

 

Voici quelques conseils pour bien le choisir :

  1. Trouver un nom le plus en rapport avec votre activité.
  2. Court et simple à retenir.
  3. Testez son indice de popularité en utilisant un dictionnaire des acronymes ou tout simplement en effectuant une requête Google. Notez ensuite le nombre de résultats.
  4. Réfléchissez bien à l’extension que vous souhaitez prendre (.fr, .com, .net, .org…).
    – Si votre site est géographiquement situé sur le territoire français, vous utiliserez le.fr qui devra être validé par l’Afnic, le centre de gestion des noms de domaine Internet.
    – S’il a pour vocation d’être commercial, l’extension la plus vendue est le .com.
  5. Faîtes des recherches via le whois chez Gandi par exemple, pour savoir si le nom de domaine choisi n’est pas déjà pris.
  6. Pensez référencement ! Un nom de domaine du type « vente-hebergements.extension » sera facilement mieux référencé sur les termes « vente » et « hébergements », au détriment de « saleshosting.extension ».

 

2. Quelle est sa valeur?

Beaucoup de noms de domaine ont déjà été enregistré et il est parfois difficile aujourd’hui de trouver celui qui vous conviendra. Vous pourriez selon le cas, être amené à le racheter chez Sedo, l’un des nombreux sites dédié aux achats et ventes de noms de domaine.

Même si l’on a coutume de dire que les noms de domaine les plus courts sont les plus chers car rares, quelques critères sont à prendre en considération pour évaluer leur valorisation :

 

  • éviter plusieurs mots-clés, les tirets et les mots au pluriel avec accents, pour éviter tout risque de pénalisation via les moteurs de recherche,
  • le type d’extension, un domaine en .com sera toujours mieux valorisé qu’un .net,
  • choisir un nom de domaine générique à forte valeur ajoutée,
  • son trafic et son référencement dans les moteurs de recherche lui vaudra d’être dans les premiers résultats de Google via le netlinking, blogging, partage, réseautage, etc.
  • son potentiel marketing ; l’attractivité du nom est un critère essentiel. Il faut que celui-ci puisse être retenu le plus facilement possible. Le nom doit être simple, court et évocateur.
  • l’ancienneté du nom est un facteur favorisant pour le référencement,

 

Pour faire évaluer un nom de domaine, vous pouvez demander un avis par un spécialiste. De nombreux outils existent, souvent gratuits. Néanmoins, aucun ne sont fiable.

 

3. Comment le racheter?

S’il est facile d’acheter un nom de domaine libre, il reste toutefois compliqué de le racheter s’il ne l’est pas.

 

Beaucoup de revendeurs font du cybersquatting, c’est-à-dire qu’ils achètent des noms de domaine à fort potentiel de revente, pour les revendre ensuite beaucoup plus cher que leur prix initial.

 

Lors de son rachat, deux étapes seront essentielles : l’identification du propriétaire et son prix négocié.

 

4. Identifier le propriétaire

 

Il existe un outil appelé « whois » qui interroge les bases de données des noms de domaine, comme chez Gandi, une société d’enregistrement de noms de domaine.

Voici un exemple :

 

Nous souhaitons acquérir le nom http://www.hosting2.com. Lorsque l’on tente d’accéder sur le site web, nous obtenons une erreur « 404 file not found », ou fichier non trouvé, ce qui veut dire que la page demandée n’existe pas.

 

 

Le site répond et renvoie cette page, ce nom de domaine est donc enregistré. Si toutefois ce dernier ne répondait pas, vous pourriez vérifier dans l’outil whois s’il n’existe pas un propriétaire.

 

Nous avons rentré le nom hosting2.com, mais son contenu reste anonyme. Vous pouvez toutefois consulter les informations du propriétaire sur le site DomainTools.com.

 

Vous remarquerez alors que son nom est affiché à côté de « Registrant Name » et son adresse email à côté de « Registrant Email « . Nous pouvons donc le contacter et négocier son prix de vente.

 

 

5. Déclaration au Registre du Commerce et des Société (RCS) pour les sociétés

Infogreffe, le représentant les greffes des tribunaux de commerce, vient rappeler aux entreprises l’intérêt pour elles d’une mesure facultative entrée en vigueur depuis le 1er septembre 2012, de mentionner le nom de domaine de leur site Internet au registre du commerce et des sociétés.Toutefois, avant de l’enregistrer, il est préférable d’en vérifier la disponibilité auprès de l’INPI, l’Institut national de la propriété industrielle.

Un enregistrement au RCS ne garantit pas que ce nom ne soit pas déjà utilisé. Pour cela, il vous est possible d’interroger des bases de données qui recensent les noms déjà achetés.Pour vérifier sa disponibilité avec ces extensions, connectez-vous sur Gandi, comme déjà expliqué plus haut. Cette mention a vocation à figurer sur l’extrait Kbis, au même titre que la forme juridique, la dénomination sociale, le numéro d’identification, le capital social, l’identité du dirigeant, l’adresse du siège social, etc.
Infogreffe rappelle ainsi le double intérêt de cette déclaration :
 elle permet aux internautes de s’assurer que le nom de domaine n’est pas usurpé et que le site vers lequel ils sont dirigés appartient bien à une entreprise légalement immatriculée au RCS ;
 elle produit des effets juridiques. La jurisprudence accordant au détenteur d’un nom de domaine le droit d’engager une action en concurrence déloyale contre toute reproduction ou imitation, sous réserve de justifier d’une antériorité d’usage sur ledit nom de domaine, cette mention officielle au RCS permet aux commerçants et professionnels de lui donner date certaine et de pouvoir en justifier. D’où la nécessité de déclarer, dès l’immatriculation au RCS, les noms de domaines attachés à l’exploitation commerciale de l’entreprise.
Comment procéder?
La déclaration se fait au greffe du tribunal de commerce, sans nécessiter ni pièce justificative (type preuve de dépôt à l’AFNIC) ni autre publicité légale (type Journal d’Annonces légales) ou en ligne.
 A noter toutefois que toute fausse déclaration peut entraîner une amende de 4 500 euros et 6 mois de prison.

 

© Platine 21/07/2014